|
|
Page principale des activités du groupe RENOIR au CPPM
Des résultats récents en cosmologie observationnelle indiquent que l’univers est en accélération. La théorie de la relativité d’Einstein peut accommoder ce résultat surprenant soit à travers une constante cosmologique soit en supposant l’existence d’une nouvelle forme d’énergie appelée "énergie noire". Elle aurait les mêmes propriétés que celles de l’énergie du vide de la physique des particules et dominerait à notre époque !
Un programme ambitieux de détection se met en œuvre pour confirmer et comprendre cette avancée majeure. Il est basé sur la combinaison de divers sondes cosmologiques qui comprennent entre autre, l’observation de supernovæ lointaines à l’aide de télescopes au sol ou embarqués, les mesures d’oscillations acoustiques baryoniques, des mesures de cisaillement gravitationnel ou les mesures de fond diffus cosmologiques. D’autres sondes cosmologiques sont aussi a l’étude et pourrait apporter des informations complémentaires. La combinaison de toutes ces informations devrait permettre a terme de mieux contraindre les modèles cosmologiques et pourrait modifier profondément la connaissance et notre vision de l’Univers.
Au CPPM, le groupe Renoir est impliqué principalement dans l’analyse de données de 2 type de sondes : les supernovæ (SN) et les oscillations acoustiques baryoniques (BAO).
Le CPPM a participé à l’observation au sol de supernovæ lointaines avec plusieurs centaines de supernovæ lointaines, observées dans le cadre du supernovæ Legacy Survey au télescope CFHT à Hawaii et au VLT au Chili, et qui ont donné lieu à des analyses complètes en photométrie et spectroscopie. Cette étape a permis de donner des premières indications précises sur les paramètres cosmologiques. Le groupe s’implique aussi dans la recherche de supernovæ proches dans le cadre de SN factory pour aider au contrôle des propriétés des supernovæ et ainsi contrôler les mesures cosmologiques. Le groupe participe aussi à des études plus astrophysiques de modèles de transfert radiatif (interaction photons/matiere) (ANR RTCCSN)
En parallèle, RENOIR a démarré une activité sur les oscillations acoustiques baryoniques en participant au relevé en cours en spectroscopie de SDSS-III qui permet de cartographier la distribution tridimensionnelle de millions de galaxies fournissant une mesure de l’échelle de ces oscillations dans l’univers proche. Ce projet contraindra les mesures BAO dans les distances intermédiaires ce qui apportera des contraintes fortes sur les paramètres cosmologiques. Le CPPM participe à la mise en place d’un programme de sélection de galaxies à raies d’émission en collaboration avec le LAM et étudie l’application de nouveaux tests cosmologiques avec ces données, en collaboration proche avec le CPT.
Le groupe a aussi une forte activité sur la préparation de grands projets futurs. Le CPPM est fortement impliqué dans la préparation technique de LSST d’une part et du projet spatial EUCLID d’autre part. Ces deux gros projets de télescopes, l’un au sol et l’autre dans l’espace, sont les deux projets prioritaires dans le domaine et à l’IN2p3 et sont des projets de mesures multi sondes ultimes (l’un plus optimisé pour la recherche de supernovæ et les mesures de cisaillement, l’autre plus sur le BAO et le cisaillement) qui devraient apporter une mine de nouvelles informations précises pour contraindre le problème de l’accélération de l’Univers et son interprétation.
Le projet LSST est un grand télescope multisondes, qui sera installé au Chili et fera un relevé très profond de tout le ciel dans la prochaine décennie. La participation dans LSST est centrée sur la construction du changeur de filtre.
Le projet EUCLID est un projet de télescope visible-infrarouge de l’agence spatiale européenne (ESA) qui ferra des relevés photométriques et spectroscopiques dans le visible et l’infra-rouge. La participation technique dans EUCLID porte sur la caractérisation de détecteurs pixels fonctionnant dans l’infrarouge. Le CPPM est en charge de la réception et des tests de ces détecteurs avant leur intégration sur l’instrument de vol.
Dans les deux cas, le groupe investi aussi un effort substantiel à la préparation du traitement des données, effort large de la communauté, nécessaire pour préparer les analyses futures. En participant aux deux projets, le groupe RENOIR compte ainsi asseoir une expertise forte vers une interprétation multi sondes de l’énergie noire.
|
|
|